La lipoaspiration ou liposuccion permet d'effacer les « bourrelets » disgracieux qui alourdissent la silhouette sans enlever de peau, donc sans faire de grandes cicatrices. Même en l'absence de surpoids, la silhouette peut être déformée par la présence d'amas graisseux appelés « stéatoméries » qui existent aussi bien chez la femme que chez l'homme.
La liposuccion, invention française, constitue la
véritable révolution en chirurgie esthétique de ces 20 dernières années et c'est l'intervention
la plus pratiquée dans le monde.
- La liposuccion repose sur 2 grands principes :
- 1) Certains dépôts graisseux sont constitués d'un tissu adipeux particulier, dit « de réserve », qui ne peuvent disparaître que si on les enlève. En effet ils résistent aux régimes.
- 2) La peau a, du fait de son élasticité, un grand pouvoir de rétraction qui lui permet de se redraper sur un volume diminué (le meilleur exemple : la grossesse).
- Leur origine précise reste obscure, cependant on note certains facteurs prédisposant :
- - L'hérédité,
- - Les variations hormonales : Puberté, grossesse, ménopause,
- - La sédentarité,
- Ces surcharges localisées sont extrêmement gênantes, parfois même sources de complexes empêchant par exemple de s'habiller ou d'exposer son corps à la plage comme on le souhaiterait.
- • Chez la femme :
les localisations les plus fréquentes des stéatoméries sont :
- - L'abdomen sous ombilical,
- - les hanches, les fesses,
- - la face externe des cuisses (culotte de cheval),
- - La face interne des cuisses,
- - Les genoux.
- Elles constituent l'obésité dite gynoïde.
- • Chez l'homme :
les stéatoméires androïdes se localisent au niveau
- - du ventre et de la taille, (c'est le pneu)
- - des hanches,
- - de la poitrine.
Grâce aux plus récentes avancées de la liposuccion, toutes les zones du corps peuvent être traitées : chevilles, jambes, bras, bourrelets des aisselles ou du dos.
- Quelques règles essentielles à prendre en compte :
- 1) La liposuccion ou liposuccion n'est pas un traitement de l'obésité. Bien qu'il soit possible en une seule séance de traiter des localisations multiples, l'ablation de tissus graisseux, pour des raisons de sécurité, ne peut dépasser 10% du poids du corps en une séance. En outre, sans une discipline nutritionnelle, la récidive des bourrelets est inéluctable chez l'obèse.
En revanche, la liposuccion ciblée sur une région précise, peut chez le patient en surcharge pondérale, être le « starter » à une prise en charge nutritionnelle, grâce à une valorisation rapide de l'image corporelle qu'elle entraîne.
- 2) La liposuccion ne traite pas la cellulite
La cellulite est un problème qui se situe au niveau de la couche graisseuse sous-cutanée et qui est responsable des irrégularités du type peau d'orange.
Il existe différentes approches thérapeutiques pour la cellulite
-Mésothérapie, cellulolipolyse, kinésithérapie, endermologie, dont les résultats peuvent être intéressants, mais rarement durables.
- 3) La liposuccion doit être associée à la chirurgie si la peau est relâchée. Lorsqu'il existe un excès cutané dû à un manque d'élasticité de la peau, celui-ci doit être traité chirurgicalement, en général dans le même temps que la liposuccion.
C'est ainsi que le chirurgien peut être amené à réaliser en même temps que la liposuccion, un lifting cervico-facial, une abdominoplastie, une plastie des cuisses ou des bras.
LA CONSULTATION
Elle est essentielle pour que le patient puisse expliquer ses motivations et ce qu'il attend de l'opération.
Le chirurgien après un examen minutieux, prend en compte l'importance des surcharges graisseuses, l'état de la peau, les éventuels problèmes circulatoires, l'existence ou non d'une obésité. Alors, il pourra fournir des réponses précises quant à la réalisation des désirs du patient.
A ce titre
il peut être amené à diriger le patient vers un confrère nutritionniste afin qu'il perde du poids avant l'opération.
(Le cas idéal est en effet celui d'une personne avec peu ou pas d'excès pondéral, à la peau tonique, présentant des bourrelets graisseux bien localisés)
LA TECHNIQUE
Après avoir repéré très précisément les zones à traiter sur le patient debout, le chirurgien va supprimer les excès graisseux à l'aide de
fines canules, introduites par de très petites incisions cachées le plus souvent dans les plis naturels.
- Les évolutions les plus récentes qui permettent d'éviter l'effet de tôle ondulée, véritable hantise des patients, consistent à :
- 1) Infiltrer les zones à traiter avec un mélange de sérum physiologique et de différents produits, qui favorisent les fragilisations de la graisse et diminuent le saignement.
- 2) Utiliser des canules de faibles diamètres (5mn au maximum) autorisant un travail plus doux et plus régulier.
- 3) Pratiquer une aspiration superficielle pour une meilleure rétraction de la peau et une meilleure définition des contours. Ceci est particulièrement appréciable au niveau du visage et du cou.
RISQUES DE LA LIPOSUCCION
Phlébites, embolies pulmonaire, infections, nécroses, irrégularités cutanées, résultats insuffisants, récidive, asymétrie.
ALTERNATIVE A LA LIPOSUCCION :
LA LIPOLYSE MEDICALE ou LIPODISSOLVE
- -Le traitement médical des dépôts graisseux localisés est aujourd'hui possible par injections de Phosphatidyl Choline (PPC)
- -La PPC (extraite de soja) est une enzyme naturellement présente dans l'organisme, qui participe au métabolisme des graisses.
- -Les applications médicales de la PPC concernent le traitement des embolies graisseuses, des dépôts de cholestérol (xanthelesma) et des plaques d'athérome qui touchent les artères.
- -Les travaux scientifiques menés par l'ASAL (Américan Society of Aeshetic Lipodissolve) ont montré que le PPC pouvait faire « éclater » les cellules graisseuses et conduire aux mêmes résultats que la liposuccion pour le traitement des dépôts graisseux localisés.
- -Le bénéfice de la technique lipodissolve par rapport à la liposuccion est évident :
- -pas d'anesthésie
- -pas d'hospitalisation
- -aucune immobilisation
- -coût réduit
- -Techniquement, la thérapie Lipodissolve consiste, après avoir repéré la zone à traiter, à injecter dans le tissu adipeux, à intervalles réguliers, de petites doses de PPC. Ces injections sont peu douloureuses. Les sites injectés peuvent être sensibles à la palpation pendant 24 à 48 h et être le siège de quelques « bleus ». Le résultat se manifeste entre la 4ème et la 6ème semaine. Le traitement nécessite entre 1 et 4 séances d'injections espacées de 2 mois.
- -Lorsque plusieurs zones du corps doivent être traitées et que la quantité de graisse à enlever est importante, rien ne remplace la liposuccion.
En revanche pour le traitement de petits amas graisseux tels que double menton, petit ventre, poignées d'amour, petites culottes de cheval, gynécomastie.la thérapie LIPODISSOLVE est tout à fait indiquée et donne des résultats identiques à une liposuccion sans en avoir les inconvénients.