Elle se définit par un
manque de volume de la glande mammaire qui peut exister d'emblée dès la puberté ou apparaître secondairement à la suite d'un amaigrissement et surtout de grossesses.
Dans
l'hypoplasie isolée, il n'y a pas de distension de l'enveloppe cutanée du sein et les aréoles sont bien en place.
Dans certains cas,
l'hypoplasie s'associe à une ptôse, avec descente des aréoles, dont la correction devra être associée dans le même temps opératoire, (plastie).
L'intervention consiste à corriger le manque de volume de la glande par la mise en place d'
implants ou prothèses mammaires..
Il existe différents types d'implants mammaires.
Les plus utilisés sont les implants pré-remplis de gel de silicone dont la consistance est extrêmement naturelle au toucher.
Le risque de voir un cancer du sein provoqué par des implants au silicone est nul. De même, les nombreuses études classiques réalisées depuis 10 ans sur des milliers de femmes porteuses d'implants en silicone ont démontré, clairement, l'absence de relation de cause à effet avec certaines maladies dites auto-immunes. Il est important de noter que les progrès de fabrication des prothèses modernes ont fait chuter le
risque de coque (durcissement du sein) à moins de 4%.
Les risques avec les implants en sérum physiologique sont le dégonflement et les
phénomènes de plis.
LA CONSULTATION
Le chirurgien examine la glande mammaire, les qualités de la peau et l'existence d'un relâchement éventuel, la morphologie du thorax et le degré de minceur.
Il peut ensuite déterminer avec sa patiente l'augmentation de volume souhaité. Les modalités de l'opération, les suites opératoires, le volume et la forme des seins, le siège et l'évolution des cicatrices, la nécessité d'un suivi régulier, seront expliqués à la patiente.
- Plusieurs éléments déterminent le choix thérapeutique, et la forme de l'implant.
- . Le désir de la patiente
- . Sa morphologie : taille, poids, largeur du thorax.
- Tous ces éléments doivent être pris en compte pour l'obtention d'un résultat harmonieux et naturel.
TECHNIQUE OPERATOIRE DES SEINS TROP PETITS
Compte tenu de l'élasticité des implants, l'incision nécessaire à leur mise en place est très courte.
Elle peut être faite dans un pli au sommet du creux de l'aisselle (voie axillaire), dans le pôle inférieure de l'aréole (voie aréolaire), ou dans le sillon sous-mammaire.
Dans tous les cas, la cicatrice devient rapidement quasi invisible.
L'implant peut être placé derrière la glande mammaire chez les femmes ayant déjà un volume glandulaire et dont on ne voit pas les côtes.
En revanche, chez les femmes très minces dont la peau est fine et la glande très peu développée il est nécessaire de placer la prothèse derrière le muscle pectoral.
Le choix du volume se fera selon les désirs de la patiente et à ce titre il est intéressant qu'elle amène lors de la consultation des photos de poitrines qu'elle aura sélectionnées.
RISQUES
Infections, hématomes, coques, asymétrie, déplacement des implants, plis visibles ou palpables, cicatrices hypertrophiques ou visibles, déformation à la contraction du pectoral, ptôse résiduelle, insensibilité du mamelon.
FICHE PRATIQUE
- - Préopératoire : bilan avec ou sans mammographie + consultation d’anesthésie
- - Anesthésie : générale.
- - Durée de l’opération : 2 heures environ.
- - Suites : peu ou pas douloureuses.
- - Ablation des fils : vers le 10ème jour.
- - Contrainte : port d’un soutien gorge de maintien jour et nuit pendant 4 à 6 semaines.
- - Résultats visibles : la poitrine prend sa forme définitive en 1 mois environ.
- - Cicatrices : elles doivent être particulièrement surveillées pour éviter qu’elles se boursouflent et s’élargissent.